Monsieur Jean
Le hasard fait bien les choses mais est-ce vraiment un hasard, nous voilà une fois de plus à discuter d’énergie ce matin.
L’hiver est doux, les prix du gaz se sont assagis, ma facture de chauffage aussi, la vie est belle. On me dit qu’il est tombé des sacs de grêlons à Nice et Antibes, la faute au détraquement de la planète. Mais promis ce matin, je ne vous parlerai ni météo ni climat.
Me voilà pourtant bien ennuyé, le premier sous-jacent à l’activité de l’entreprise dont il est question aujourd’hui est la température qu’il fait dehors et disons-le tout de go, le coût que vous et moi payons pour la maintenir à un niveau agréable dans notre chaumière. HomeServe sert à vous maintenir au chaud l’hiver et au frais l’été. Je ne craquerai pas. Non, nous ne parlerons ni de météo ni de climat.
Nous le savons tous, les travaux d’isolation dans une maison ou un appartement, surtout quand il est déjà sur pattes, coûtent une petite fortune. Changer de chaudière se fait souvent dans l’urgence. Poser des panneaux solaires est déjà plus engageant, et pas seulement sur le plan financier. Quand il s’agit de rénover l’ensemble de nos murs, sol, fenêtres et plafond compris, le projet devient une aventure. C’est au point que nous y renonçons parfois avant même d’avoir commencé à regarder le sujet de près. HomeServe sert d’abord à cela peut-être : que vous le regardiez de près ce projet.
Faire paraître simple un projet que nous savons par nature compliqué et onéreux, là est la promesse de HomeServe. Cette promesse se retrouve dans son motto « Votre rénovation énergétique facile et accessible ». Simple, efficace. J’aime beaucoup.
Voilà qui me rappelle une anecdote.
Notre maison est chauffée au gaz.
J’ai subi comme vous l’explosion des prix post-invasion de l’Ukraine au point que je me suis dit un jour qu’il faudrait passer à la pompe à chaleur. Notre planète ne s’en plaindrait pas et mon espérance consistait à ce que les électrons fussent moins chers à gigoter que les molécules de méthane à s’enflammer avec l’oxygène. Je ne connaissais pas à l’époque HomeServe. J’avais donc contacté mon fournisseur historique et quelques alternatives arguant de leurs solutions plus belles les unes que les autres. « Il y a trop de grands volumes dans votre maison cher Monsieur » m’avait-on dit à chaque fois. « Fermez les escaliers, installez des portes ou enfilez un pull après avoir baissé le thermostat. » Ah.
N’habitant pas dans un château mais seulement dans une maison dont, bizarrement, un escalier dessert les étages, un peu déçu et n’y croyant pas trop, j’étais allé sur Google – mon chat ne me rendait pas à l’époque les services qu’il me rend désormais chaque jour – et j’avais tapé quelques mots clés. J’avais fait ensuite quelque chose que je ne faisais déjà jamais et que je ne fais toujours pas. J’avais cliqué sur le premier lien sponsorisé.
Me voilà rendu chez une société sérieuse me promettant le meilleur. Rendez-vous avait été pris à mon domicile le samedi suivant. « Assurez-vous que Madame soit là » m’avait demandé au téléphone l’opératrice après un premier échange online. C’est bien connu, dans ce domaine comme dans beaucoup (beaucoup) d’autres, Madame décide.
A l’heure dite, un charmant monsieur sonna à notre porte. Il avait les attributs du représentant commercial bien sous tous rapports. Il souriait sans trop en faire, vous regardait dans les yeux sans vous dévisager, sa main serrait fermement la vôtre sans trop vouloir s’affirmer. Sa veste automnale sans manche arborait l’écusson de sa société, il proposa de se déchausser, nous nous installâmes à la cuisine et je lui proposai un café. La discussion démarra. Je lui exposai le projet après avoir fait un détour par la chaufferie.
Assez vite, nous rentrâmes dans le cas économique. J’aime ces cas et entrer dans leurs détails. Mon interlocuteur ne s’y attendait pas. Pas de chance pour lui et moi, les calculs de coin de table que nous faisions ensemble ne collaient pas. « Simulons, lui dis-je. » « Avez-vous un logiciel pour cela ? » Il n’en avait pas, il était sans ordinateur. « Et la machinerie, quels modèles proposez-vous ? » Monsieur Jean proposait un modèle unique pour mon cas. (Il s’appelait Jean par son prénom mais ne m’avait pas donné son nom de famille.) « Jean, vous n’avez pas de catalogue ? » « Non, mais soyez sans crainte M. Videlaine, tout fonctionnera à merveille. » Rassuré, je l’étais de moins en moins. Evidemment, nous évoquâmes les aides publiques. Le flou déjà grandissant devint un brouillard épais. A sa décharge, il n’en était pas le seul responsable. France Rénov’ l’avait précédé. Mais bon, j’aime bien discuter électricité, gaz, kWh et ROI. Nous discutâmes.
« Madame n’est pas là ? », s’était-il finalement interrogé. Non, elle n’était pas là. J’avais vu son visage soudainement s’assombrir. Quand dans le quart d’heure qui suivait il m’avait demandé de m’engager pour une somme qui comptait quatre zéros avec un acompte qui en comptait autant, la réalité me sauta aux yeux. J’avais en face de moi une personne voulant me berner. L’absence de nom, l’absence de logo sur la fourgonnette garée devant le portail, l’absence d’ordinateur, de catalogue, de carte de visite à la sortie, de tout en fait, sauf de son invitation à signer un chèque sans ma femme qui m’aurait valu de ne plus rien décider du tout à la maison, tout concordait. Il fallait qu’il quitte la maison et le plus tôt eût été le mieux. Mes battements de cœur avaient pris un rythme un brin plus soutenu, mais j’avais pris le temps de le remercier afin de ne pas éveiller ses soupçons.
Je lui avais indiqué que nous y réfléchirions mon épouse et moi et l’avais aimablement congédié. Nous savions tous les deux que nous ne nous reverrions jamais. Lui parce qu’il n’avait pas rencontré ma femme. Moi parce que je ne suis pas jaloux mais il y a des limites à tout, y compris à ma candeur.
Notre chaudière fonctionne toujours au gaz.
Dans l’univers peu scrupuleux de ces sociétés qui profitent d’un Etat désorienté changeant le système d’aides aux particuliers plus vite que de ministres – et c’est peu dire -, ma petite mésaventure sans conséquence me fait vous dire qu’HomeServe vous apporte aussi de la confiance.
La confiance est au cœur du modèle d’HomeServe. Elle vous apporte simplicité, accessibilité et confiance.
Après avoir conquis le Royaume-Uni, Sir Richard Harpin fondateur de HomeServe se dit qu’iI était temps de franchir la Manche. Il se dit aussi que s’il réussissait en France, il réussirait partout ailleurs dans le monde. Pari réussi, les voici un peu partout sur la planète. Ils sont désormais des millions à faire confiance à HomeServe. Je me réjouis évidemment que les Anglais aient enfin conquis la France, c’est le raisonnement qui pique un peu !
Quant à moi, j’attends que les prix du gaz s’assagissent un peu plus encore. J’attends le printemps aussi. J’attends à tort, je procrastine. Comme pendant un dimanche.
Martin
Un édito signé Martin Videlaine
Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.
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