Ce podcast est sponsorisé par BlueBirds

Logo sponsor Bluebirds   AccueilContact

Du plaisir au travail

Bonheur et plaisir sont les danseurs d’une même valse. Pour qui aime s’élancer sur les airs de Mozart, Brel ou Feldman, chacun sait que les pas de l’un ne sont pas les pas de l’autre. Les danseurs se regardent. Ils peuvent s’attirer. Ils peuvent même s’aimer. Mais les arabesques qu’ils forment sur le sol ont davantage tendance à les éloigner l’un de l’autre qu’à les rapprocher. La force centrifuge, tout ça tout ça… Alors ils se retiennent par les bras !

Pas besoin d’avoir longtemps étudié la philosophie pour sentir au fond de soi que bonheur et plaisir peuvent aller de pair mais qu’ils ne sont pas synonymes. 

Il a fallu que je rencontre André Comte Sponville pour vous parler de bonheur au travail. Pour vous parler de plaisir au travail, j’ai dû rencontrer un ancien champion de ski : Edgar Grospiron.

Le ski se conjugue pour moi à tous les temps mais avec un seul mot : plaisir. 

Plaisir d’enfiler ses chaussures le matin quand le ciel commence seulement à s’éclaircir à Noël. Plaisir d’entendre la neige se tasser sous ses propres pas. Plaisir d’arriver les premiers en bas des remonte-pentes en attendant que l’ouvreur donne son go. Plaisir de se recroqueviller dans son anorak en mangeant des yeux le paysage dans le ronron du télésiège. Plaisir de descendre le premier, juste après la dameuse, quand il n’y a personne encore et que la montagne vous appartient quelques minutes. Plaisir de sentir le froid s’engouffrer dans le moindre interstice entre votre bonnet, votre écharpe et votre peau. Plaisir de sentir vos yeux pleurer malgré eux pris par la vitesse et le vent. Plaisir de sentir vos cuisses chauffer parce que vous allez vite et que rien ne peut en apparence vous arrêter ! Plaisir d’avaler un vin chaud aveuglé par le soleil que le blanc de la neige réverbère partout. Plaisir le soir venu, fatigué de 6 à 8 heures de sport, de se ruer sur un chocolat chaud et des tartines de confiture. Plaisir de dîner en famille autour d’une raclette ou d’une fondue. Quand j’étais enfant, c’était avec mes frères, mes sœurs, mes cousins, mes parents, mes oncles et tantes, ma grand-mère, son compagnon. La table était trop petite pour accueillir tout le monde mais le plaisir était inversement proportionnel.  Plaisir de dormir comme un loir et de recommencer le lendemain.

Devenu adulte, le plaisir de recevoir s’est mué en plaisir de donner. Le plaisir de descendre les pistes par des températures négatives a cédé sa place au plaisir d’entendre mes enfants entourés de leurs copains et de leurs cousins me raconter leurs aventures alors que je suis resté le plus souvent au chaud près du feu. Quand le soleil est parti se coucher, plaisir de voir le bonheur sur leurs visages avec derrière eux le blanc de la neige grisé par la nuit, les sapins, les lumières des chalets et au loin, la ligne échancrée marquant la limite entre la roche, le ciel et les étoiles. Ou parfois la neige qui tombe en silence. Plaisir de se sentir vivre. Ma madeleine de Proust se mange aux Contamines Montjoie dans un chalet aujourd’hui disparu entre le mont Joly et les Dômes du Miage. 

Le ski, c’est le plaisir. Vous me pardonnerez ici de ne pas évoquer les questionnements qu’il pose à une partie de la population qui ne l’a jamais pratiqué et aux difficultés croissantes de celle, locale, dont la vie en dépend.

Pour Edgard, le ski fut très vite objet de compétition en plus de plaisir. Pour devenir champion du monde de sa discipline à 19 ans et le rester pendant des années, il faut avoir commencé très tôt et traverser des milliers de bosses sans discontinuer. On ne devient pas champion du monde seulement sur une course. On le devient grâce à toutes celles que l’on a gagnées et perdues auparavant. On le reste en continuant et en demeurant motivé.

Avec Edgard, nous parlons donc de la performance dans la durée. De ce qui nous rend un peu meilleur à chaque fois dans notre discipline.

La réussite, et donc la performance, est source de plaisir. C’est une évidence. Pour Edgard, l’inverse est tout aussi limpide. Le plaisir est source de performance et donc de réussite.

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

BlueBirds sponsorise Histoires d’Entreprises.

logo bluebirds

Le podcast de la semaine

Edgar Grospiron, Champion Olympique

MOTIVATOR

Écouter l’épisode

plaisir au travail