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L’intimité de l’amitié

e le dis dans l’introduction de l’épisode du jour et me voilà à le répéter dans ces lignes : je suis un peu ennuyé à vous parler d’Inetum. Inetum est dirigé par un ami, Jacques Pommeraud.

Inviter l’intime 

Je pourrais vous dire beaucoup de choses sur Jacques que je connais depuis de nombreuses années. Qu’il aime rire, n’en déplaise à l’image parfaitement professionnelle qu’il construit depuis le début de sa carrière. Qu’il cultive l’authenticité, qui chez lui se matérialise par une envie de vivre pleinement. Tout est toujours plus intense avec Jacques quand il s’agit de célébrer la vie. Ses peines, ses déceptions, ses regrets, il ne fera que les effleurer. Avec Jacques, le verre est toujours à moitié plein et il mettra son énergie hors norme à finir de le remplir.

Vous n’en saurez pas beaucoup plus sur le PDG d’Inetum en continuant de parcourir cet édito. D’abord parce que c’est surtout de la société qu’il dirige dont il est question aujourd’hui, pas de son principal dirigeant, et ensuite parce que j’aime autant parler d’amitié que de sexualité, c’est-à-dire peu ou pas. Les deux relèvent de l’intime. Les deux, à se cacher, à cultiver la discrétion, à se vivre plutôt qu’à être peintes ou racontées, relèvent du sacré. Le sacré se vit beaucoup dans le silence, c’est la forme que je lui préfère le plus souvent.

L’amour se raconte toujours, partout et sous toutes les formes. S’agissant de l’amitié, c’est un peu différent. Elle se manifeste surtout par ce que l’on fait ensemble. Dans mon cas, et pour faire le lien avec l’épisode du jour, j’ai découvert assez vite ce que je n’étais pas capable de faire avec Jacques : travailler. 

Le lecteur K7

Nous nous sommes rencontrés étudiants ingénieurs et partagions la même chambre. Le soir venu, une fois les cours, les verres, les soirées et le reste terminés, quand je me jetais exténué dans mon lit, Jacques, lui, ne se couchait pas. Il allumait la télévision posée sur notre bureau commun qu’il réglait en mode silencieux afin de ne pas me déranger. Il branchait alors son lecteur K7 et apprenait le mandarin. Mode lecture. J’entendais alors une vague phrase chinoise. Cliquetis du bouton « Stop ». Il griffonnait alors deux ou trois choses sur du papier. J’entendais le stylo écrire. Il rembobinait la bande son avec ce bruit si caractéristique. Puis cliquetis du bouton « Marche. » Il réécoutait la même phrase. Et rebelote jusqu’à ce qu’il l’assimile. Puis phrase suivante. Ce scénario pouvait durer des heures. Quand je m’endormais, Jacques travaillait. Quand je me réveillais, il était souvent ailleurs. 

Jacques dort peu, très peu. De ces heures que je n’ai jamais eues et que je n’aurai jamais, vous non plus vraisemblablement, Jacques en a fait un atout : à se distraire bien sûr, mais aussi et surtout à travailler. 

Imaginez-vous donc arriver au bureau vers 9h00. Vous prenez un café tranquillement avec votre collègue, vous vous asseyez à votre bureau et découvrez la joie de vos emails. Si vous avez la chance de collaborer avec Jacques, il est vraisemblable que vous lisiez alors ses instructions envoyées à 3 heures du matin avant qu’il ne se couche ou à 5 heures quand il a été réveillé par une idée. A 9h, la journée de Jacques peut avoir démarré 4 à 5 heures avant la vôtre. N’essayez pas de le rattraper, vous n’y arriverez pas.

On ne devient pas CEO d’Inetum seulement à la force du poignet même si cela aide. Jacques a plongé dans la tech américaine très tôt dans sa carrière. C’est aussi cela ce que les nouveaux actionnaires de la société sont venus chercher chez lui. 

Et naquit l’IA

Aujourd’hui, nous parlons surtout des quelques mois qui ont précédé son arrivée chez Inetum et de la manière avec laquelle il en a pris les rênes. Comment appréhender de l’extérieur une société avec déjà un parcours exemplaire ? Comment convaincre les actionnaires d’être choisi parmi les autres candidats au poste de n°1 ? Comment atterrir dans un environnement qui ne vous attendait pas la veille de l’annonce de votre arrivée et qui scrute le moindre de vos faits et gestes le lendemain de cette annonce ? Et puis que faire pour se différencier dans un environnement aussi concurrentiel que sont les ESN ?

La veille de notre entretien, j’avais demandé à Jacques le thème qu’il souhaitait aborder pour évoquer le futur qu’Inetum s’apprête à rencontrer. Nous avions pensé à l’IA générative. Le sujet était devenu tellement évident que nous avions choisi de seulement l’évoquer mais sans trop insister. C’est ce que nous avons fait. Je vous invite à écouter, c’est évidemment instructif quand cet enseignement vient d’un dirigeant plongé dedans jusqu’au cou aux quatre coins de la planète.

Nous nous sommes surtout concentrés sur l’écart technologique désormais abyssal entre les Etats-Unis et l’Europe. Il faut être mondial pour mesurer cet écart. Inetum l’est. C’est passionnant et je dois bien le dire ici, un peu effrayant.

Comment l’Europe rattrapera-t-elle son retard technologique face aux US ? En est-elle seulement capable ? La réponse n’est pas dans cet épisode.

Bonne écoute,

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

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