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Les cris des enfants

L’air ambiant et la chaleur du moment aident à la légèreté de l’offre de European Camping Group (ECG) dont j’interviewe le PDG cette semaine : Sébastien Manceau. ECG est le leader européen des campings 4 et 5 étoiles.

Je dois ici remercier Sébastien d’aider mon esprit à quitter quelques instants le bureau pour voyager jusqu’en bord de mer. Avouez-le, vous êtes comme moi. Vous pensez déjà aux vacances. Vous les méritez et elles vous méritent. L’éternelle question se pose. Où ?

Pour un 6 juillet, la question arrive un peu tard et la plupart d’entre vous y avez déjà répondu. Tant pis, il doit bien y avoir un ou deux retardataires comme moi chaque année pour s’organiser à la dernière minute. 

Ah les vacances. Si vous me lisez depuis un certain temps, vous savez que je ne suis pas un immense fan de notre oisiveté estivale. Je l’ai déjà évoqué à plusieurs reprises, je ne m’étendrai pas sur le sujet aujourd’hui. Tout s’arrêta en mars 2020. Tout : les écoles, les magasins, les usines, nos meetings au bureau, nos réunions familiales, les anniversaires entre amis. Même embrasser nos parents et nos grands-parents était devenu suspect. Tout, absolument tout s’arrêta. Tout, sauf les vacances. La Terre aurait pu s’arrêter de tourner, nous serions partis. 

En France, il y a la Constitution et les vacances. Le reste suit ou essaie. D’ailleurs, à bien réfléchir, je me demande si les vacances n’arrivent pas avant la Constitution. Partirions-nous en vacances même en plein chaos anarchique ? Je crois que oui ! Le sous-jacent à l’activité économique d’ECG, ce sont les vacances. Voilà un sous-jacent qui n’est pas près de disparaître. Je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout inquiet pour l’avenir d’ECG. C’est même tout l’inverse. ECG a de beaux jours devant elle.

Répondre à ma question nécessite souvent de répondre à une autre : avec qui ? Ne vous sentez pas obligés de passer quelques jours chez ECG avec vos enfants – j’avais vu des couples quand j’avais testé la formule – mais l’hôtellerie de plein air s’adresse davantage aux familles. Du reste, j’étais parti avec femme, enfants et des amis partant eux-mêmes avec leur progéniture.

Le jour et la nuit

Je vous disais dans un épisode précédent que l’hôtel est souvent lieu de solitude. L’hôtellerie de plein air, c’est l’exact opposé. Elle est un lieu de joies simples, en famille ou entre amis. Du reste, on rejoint le dernier d’abord pour profiter du jour et le premier pour se sentir à l’aise la nuit. Il n’est pas surprenant que l’ambiance et la faune ne soient pas les mêmes.

L’amoureux de la nature que je suis avait toujours pratiqué le camping dans ses formats les plus anciens, parfois même les plus rustiques, ce qui revient au même. Là, c’est l’ancien scout qui parle. J’ai toujours aimé me retrouver sur un sol dur avec une toile séparant mon duvet du ciel. (J’ai troqué depuis l’inconfort du sol contre un matelas à l’épaisseur proportionnelle à mon âge. Il attise quelques sarcasmes quand je le gonfle et parfois mêmes quelques rires. Pfff!) C’est moins drôle quand les moustiques élisent domicile. Je tente alors en vain de les convaincre de s’en aller à Honolulu où tout le monde il est gros, tout le monde il est nu. C’est rigolo la nuit quand un sanglier fait le tour de votre maison de tissus en posant son groin à quelques encablures du vôtre. Cela a son charme quand votre beau-frère vient vous réveiller avec son fusil à l’épaule craignant que l’orignal de passage ne fût un ours. Me réveiller entouré d’un sol humide sentant la terre, tendre ma carcasse pour sortir et regarder le ciel se lever en même temps que la brume matinale s’évaporer seront des plaisirs que je garderai toujours.

Alors quand des amis nous proposèrent de les rejoindre pour quelques jours dans un camping de luxe, ma première réaction fut de me tenir sur mes gardes. Je craignais de faire « perdant-perdant ». « Perdant » de ne pas retrouver ce qui fait d’après moi l’essence même du camping : le lien avec la nature. Et « perdant » de ne pas trouver ce qui fait l’essence même du luxe : le luxe. Nous avons tous notre définition du luxe. Pensez à la vôtre en lisant ces lignes, vous serez dans le juste.

L’histoire du monde

A bien y réfléchir, c’était peut-être aussi l’occasion de recueillir le meilleur des deux mondes.

Heureux de me retrouver dans la forêt à quelques centaines de mètres de l’océan et d’y adjoindre plusieurs attributs du luxe, je voyais finalement assez mal comment une telle expérience pouvait s’avérer être déceptive. Un peu curieux d’une nouvelle découverte, ravi de passer des vacances avec des amis dont la femme était professeure de français de mes enfants – j’allais en apprendre des choses – j’avais fait semblant de céder aux insistances de mon épouse. (Perdre des batailles en couple prépare les victoires futures. Faire semblant de les perdre vous prépare aussi à croire que vous gagnez les suivantes. L’histoire du monde.)

Je ne me rappelle plus bien où nous étions allés à huit roues, quatre adultes, trois adolescents, deux plus jeunes encore et une seule envie : profiter de notre temps libre. Je ne vous décrirai pas non plus par le menu le pourquoi du comment, mais en voici un rapide descriptif. 

Les cabanons plantés au milieu des pins offraient une réelle intimité. La climatisation vous donnait envie de rejoindre votre chez soi quand vous veniez de finir de vous brunir la peau sur la plage ou en bord de piscine. Je dis piscine, mais c’était un parc aquatique. Deux ou trois restaurants, je ne sais plus bien, servaient en continu. Nous n’avions pas vu nos adolescents du séjour. Ah si, maintenant je me souviens. Ils étaient là quand nous sortions l’apéritif le soir. Ils étanchaient leur soif, grignotaient tout ce qui tombait sous leurs mains – parfois les adultes arrivaient à sauver quelques chips – et puis ils s’enfuyaient. Jeunes et moins jeunes alternaient entre vagues et bassins artificiels. Les plus jeunes rajoutaient à leur programme les quatre cent coups avec des copains qu’ils s’étaient faits en cinq minutes chrono. Les plus vieux tentaient de retrouver leur corps de vingt ans par le sport ou les siestes qui n’en étaient pas. Nous fîmes quelques excursions à l’extérieur. Peu. Je dis cela pour celles et ceux envieux de cocher quelques cases dans le coin.

J’avais pu aussi ne rien faire, me faire envelopper par le vent, me mélanger aux éléments. Pagny et Mazlo avaient dû me regarder paupières mi-closes, limiter le moindre mouvement, trouver mon rythme le plus lent et glisser dans l’eau de temps en temps. Vivre, tout simplement. 

Si votre bonheur se cache dans le calme feutré des palaces olympiens avenue George V ou à Monaco, si assurer vos besoins les plus élémentaires entre deux arbres juste après le réveil vous fait sourire intérieurement, je doute que vous vous plaisiez dans un camping animé par European Camping Camp.

Si vous savez regarder le soleil se coucher et écouter le ressac des vagues sans rien dire à votre voisin ou votre voisine blotti dans vos bras, si les cris des enfants vous réchauffent le cœur, si le rire de vos amis a plus d’importance que la bienveillance du concierge de l’hôtel où vous avez l’habitude de passer quelques jours l’été, alors peut-être est-il temps de tester la formule.

Moi, j’avais aimé. 

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

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Le podcast de la semaine

Sébastien Manceau, PDG d’European Camping Group

European Camping Group

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L’hôtellerie de plein air, entre nature et confort