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Faire les choses bien

Aléas des enregistrements et de leur validation, nous avons revu notre calendrier de diffusion. C’était l’occasion de rediffuser mardi dernier un épisode précédent : celui de ma rencontre avec Caroline Hilliet le Branchu, PDG de la belle-iloise.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Cette citation de Saint Exupéry m’est revenue en réécoutant Caroline. Vous remarquerez comment Caroline fait référence à l’héritage familial à l’origine de l’entreprise. Fondée en 1932, la belle-iloise est bien plus qu’une conserverie de poissons : c’est une histoire de passion, de transmission et d’innovation. Depuis trois générations, la famille Hilliet veille à ce que chaque boîte de sardines, chaque recette nouvelle perpétue une tradition d’excellence tout en s’adaptant aux enjeux de demain. Les valeurs originelles sont toujours là. Caroline y ajoute sa touche de modernité sans renier ses racines.

Je connais peu l’industrie agroalimentaire. Je la découvre au contact d’Aurore de Monclin qui a rejoint BlueBirds il y a quelques mois maintenant. L’agriculture, la pêche et la transformation des fruits du sol et de la mer sont ses univers. Elle m’y fait plonger comme un gamin découvre la neige. Ce qui frappe toujours lorsque l’on découvre un paysage couvert de blanc, c’est sa beauté. L’agriculture, la pêche et l’agroalimentaire sont des industries superbes. Je ne connais pas beaucoup d’autres environnements qui marient si bien la nature et les besoins les plus élémentaires de l’homme. C’est ce qui fait peut-être que nous y soyons si attachés. Il y a quelque chose d’anthropologique aux secteurs de la belle-iloise. 

Aurore m’a donc emmené cette année au Salon International de l’Agriculture. Il se termine aujourd’hui-même. Là encore, c’était une première fois pour moi. Dehors, la pluie en trombes. A l’intérieur, les allées noires de monde et le sourire sur tous les visages. Les entreprises de toutes sortes, de la plus grande à la plus simple, les hommes comme moi et les femmes comme Aurore venus rencontrer leurs clients et leurs fournisseurs, les grands-parents, les parents et les enfants venus s’émerveiller de ce que la terre peut offrir de meilleur à voir, boire et manger. Et bien entendu les bêtes de toutes sortes que je ne suis pas allé voir parce que je n’étais pas venu faire du tourisme animalier. (Cela m’a un peu manqué, je reviendrai accompagné sans pression du temps). 

J’ai mieux compris pourquoi les politiques passent toujours au Salon de l’Agriculture. Nous en avons croisé quelques-uns avec Aurore. Il est une loupe sur la France des campagnes. Les grandes enseignes de production et de distribution alimentaire aussi l’ont bien compris. En étant présentes, elles se rapprochent en même temps de leurs fournisseurs et de leurs clients. Je la connais peu cette France, mais qu’elle est belle !

Selon les données récentes du ministère de l’Agriculture, l’industrie agroalimentaire française compte plus de 17 000 entreprises, employant près de 460 000 personnes et générant un chiffre d’affaires de d’ordre de 200 milliards d’Euros. L’industrie agroalimentaire est la première industrie française.

Dans cet univers, la belle-iloise parvient à conjuguer artisanat et innovation sans trahir son ADN. Les sardines, sélectionnées avec soin et emboîtées à la main, continuent d’incarner cet esprit de qualité et de respect des savoir-faire. L’entreprise a aussi su anticiper les attentes des consommateurs en proposant de nouvelles recettes, en misant sur la vente directe et en réduisant son empreinte écologique.

Avec Caroline, nous abordons les tendances de consommation et la manière dont elles redessinent le secteur agroalimentaire. Le fait-maison, la proximité, la transparence : autant de défis que la belle-iloise a su intégrer à sa stratégie bien avant qu’elles ne deviennent un mot d’ordre généralisé. Aujourd’hui, les consommateurs ne veulent plus simplement acheter un produit, ils veulent adhérer à une histoire, à des valeurs. En un mot, les consommateurs cherchent à donner du sens à leur acte d’achat.

Et puis nous évoquons avec Caroline un enjeu qui nous tient tous les deux particulièrement à cœur : la durabilité des ressources halieutiques. Alors que la surpêche est une réalité qui menace les équilibres marins, la belle-iloise s’engage dans une approche responsable, en choisissant des pêcheries durables et en valorisant l’ensemble de la filière. 

Pas d’esbrouffe, rien donc d’extraordinaire chez la belle-iloise. Elle innove, elle exploite durablement la nature, elle produit, elle distribue, elle s’occupe de ses clients comme le lait sur le feu. Voilà une société fidèle à son histoire, ancrée dans notre temps et pensant à l’avenir. Rien d’extraordinaire, mais exemplaire. 

Et si être exemplaire pour une société c’était « seulement » de faire les choses bien. « La qualité est le minimum qu’une société doit à ses clients » nous dit Caroline.

Fallait-il que je me rappelle la belle-iloise et son siège à deux pas de l’océan pour me rappeler cette évidence ?

Commence par faire les choses bien Martin, le reste suivra.

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

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La belle-iloise

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