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Des paiements

Les paiements sont affaire de tranches de vie.

Il n’y a pas si longtemps (en fait un peu quand même), mes parents m’ouvraient fièrement un compte en banque, le premier, et me remettaient religieusement un chéquier. Mon père, expert-comptable de profession, me racontait tout aussi fièrement la manière avec laquelle il me fallait régulièrement effectuer mes rapprochements bancaires, « parce que tu comprends Martin, ce qui apparaît sur ton relevé, n’est pas ce que tu as vraiment ».  Vous vous en doutez bien, je suis comme vous, je ne fais plus de rapprochement depuis belle lurette. (Peut-être même n’en avez-vous jamais fait. Vous n’avez rien raté !)

En plus de mon chéquier, j’avais reçu une carte bleue qui n’avait rien de bleu mais aurait pu arborer les couleurs du drapeau américain car les deux ultra leaders de la planète à l’époque et encore aujourd’hui s’appelaient Visa et Mastercard. Les dirigeants de ces deux mastodontes sont géniaux d’avoir su créer et conserver un tel leadership aussi longtemps. Ne me demandez pas comment ils ont fait, je serais bien incapable de vous expliquer les ressorts d’une telle longévité. 

Visa réalisa en 2022 un peu moins de 30Md$ de CA. Mastercard un peu plus de 20Md$. American Express objet de notre épisode cette semaine, c’est 53Md$, c’est-à-dire à peu de choses près le cumul des deux ! Vous découvrirez un peu pourquoi en écoutant Caroline Gaye, DG d’American Express France répondre à mes questions. 

Internet arriva à peu près en même temps que mes besoins de paiements commencèrent à croître. J’étais alors étudiant, il fallait bien que je me débrouille seul pour acheter pâtes, boissons en tous genres et balles de tennis. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique (encore), un garçon à peine plus âgé que moi mais surtout beaucoup plus débrouillard, vit l’immense opportunité que le web présentait pour les paiements. PayPal était né. 

Elon Musk n’est pas le seul à avoir vu les opportunités que le web offrait pour les paiements. Le secteur a littéralement explosé en même temps que sa chaîne de valeur. Elles sont maintenant des centaines en Europe et des milliers dans le monde ces sociétés à vouloir s’insérer dans ces flux de capitaux qui changent de mains tous les jours. Beaucoup mourront ou ont déjà disparu faute d’avoir trouvé des partenaires et des clients leur faisant confiance. Car s’il y a bien un secteur où le mot « confiance » a une saveur particulière, c’est bien celui des paiements. Nous avons tous ou presque été objet d’une fraude ou d’une tentative depuis que les paiements se sont électronisés. Ma lycéenne en a encore fait les frais il y a quelques jours. Moi aussi du coup…

J’ai été utilisateur d’American Express dans les premières années de ma carrière. C’était fiable évidemment. C’était surtout bien pratique pour traiter mes notes de frais. Et puis j’étais bien content de cumuler des miles chez Air France et de pouvoir les utiliser avec mon épouse en fin d’année. J’ai changé d’employeur, ai rendu ma carte. « Amex » et moi nous sommes quittés comme deux collaborateurs se souhaitent bonne chance tout en sachant qu’ils ne se reverront a priori pas.

J’avais tort, une fois n’est pas coutume. La vie professionnelle est affaire de temps long et Paris un village, deux bonnes raisons pour que nos chemins se recroisent. J’ai retrouvé Amex et ai redécouvert la palette des services qu’ils proposent désormais. Ce qu’ils font est top. Agnès qui valide la diffusion de nos épisodes me dit en riant « On a vraiment l’impression que tu fais leur pub ! » Croyez-moi, mes remarques ne sont ni calculées ni rémunérées.

Il y a très certainement dans l’épisode de la semaine un peu des restes de mon enthousiasme juvénile dont je ne me départirai probablement jamais. Tant mieux. Car l’âge aidant, me voilà à devoir m’occuper non seulement de mes paiements personnels, mais aussi de ceux de mes trois jeunes en plus de ceux de trois sociétés et donc des frais des équipes. Je ne quitte plus mon téléphone sans lequel presque aucune transaction n’a lieu. Bientôt ce sera mon index ou mes yeux. Nous verrons bien, peu importe la technologie.

Comme il est plus souvent question de débit que de crédit, rien de super drôle en fait, surtout quand vos aînés vous demandent « Papa, tu pourras remettre de l’argent sur mon compte stp ? »

Dans les paiements comme ailleurs, il ne fait pas bon vieillir !

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

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Le podcast de la semaine

Caroline Gaye, DG American Express France

American Express

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Les paiements, une histoire de confiance et de technologie