Le ciel sur la tête
Assurancetourix est un génie incompris, c’est bien connu.
Moi qui ai lu et relu enfant puis adulte les aventures de ses deux compères, je n’ai jamais vraiment perçu le barde des irréductibles Gaulois comme un personnage central. De toute évidence, il l’est. Donnez-lui de chanter, et le ciel tombe sur la tête de tout un village. En voilà un drôle de pouvoir. On en oublierait presque qu’à se faire discret le soleil brille et les oiseaux gazouillent. Il est peut-être là le secret de l’assurance. Elle est là, toujours, proche de nous, discrète, tendre, amicale. On aime la savoir là mais à trop lui donner de la voix, c’est que les ennuis arrivent quand ils ne sont pas déjà là.
Je ne rencontrerai jamais le célèbre chanteur de harpe, cela aurait pu être rigolo. Mais j’ai rencontré cette semaine Fanny Limare-Wolf, Directrice Générale de Allianz Direct en France. C’est tout de même bien plus riche d’enseignements et surtout plus proche de la vraie vie. Il n’y a aucun point commun entre ce monsieur déjà dans la force de l’âge soignant sa moustache blonde et la jeune femme qui m’a fait le plaisir de me recevoir dans ses locaux. Assurancetourix vivait en 50 avant JC, nous voilà en l’an 2 après l’avènement de l’IA. Oh, il y a tout de même le prénom du premier faisant référence au métier de la seconde. Et puis à bien y réfléchir, les sourires en fossettes de la seconde cachent un caractère joyeux qui la rapproche de la bonne humeur du premier. Mais ne vous y trompez pas, non, ils n’ont rien de vraiment en commun.
La potion magique
Astérix n’a jamais eu besoin d’assurance. Tout risque était couvert par une gorgée de potion magique et un bon coup de menhir. Dans le monde des Gaulois, les assureurs de notre temps auraient fait banqueroute et les bardes, en dépit de leur nom, finissaient ligotés en haut d’un arbre. Une forme d’ordre un peu révolu car si nos ancêtres sont bien gaulois, ils ont disparu. Ils auraient dû écouter leur meilleur chanteur de l’époque plutôt que de le faire taire et d’aligner les sangliers page 42 autour d’un feu.
L’assurance est désormais au centre de nos sociétés. Nous nous couvrons de tous les risques, même du ciel nous tombant sur la tête : voiture, habitation, santé, vie, téléphone, météo, annulation pour ce week-end à Deauville en amoureux qui ne viendra jamais. Oui-Oui, lui, aurait tout signé. On l’imagine parfaitement, stylo en main, cochant « responsabilité civile » et « bris de glace » pour sa voiture jaune et rouge pourtant avare d’accélérations soudaines et de parkings en zone suspecte.
L’assurance porte en elle-même son propre risque, qu’elle devienne notre doudou collectif. L’adulte moderne la serre contre lui comme Linus sa couverture bleue dans Peanuts. Plus que de protection, il s’agit de conjuration. On n’affronte plus le sort, on le contractualise. Même Marlin, le père de Nemo, en aurait signé pour un pack « sérénité océanique » s’il avait pu. À force de vouloir couvrir toutes les éventualités, on finit par tout figer. La surprise devient suspecte. Le hasard, un sinistre en puissance. L’histoire, elle, ne commence vraiment que quand les héros sortent sans leur casque. Ils préfèrent les cheveux au vent.
La Guerre des Etoiles
Pourtant, si vous avez un ami actuaire, gardez-le précieusement. Ces druides des temps modernes transforment l’imprévisible en probable. Le risque en opportunité. Une maladresse en geste de séduction. Leurs héros ne sont ni Wonder Woman, ni James Bond, ni Indiana Jones s’échappant d’un temple maudit mais plutôt Tintin se rendant sur la lune, Spirou dans le Rayon noir ou Gaston Lagaffe et sa conscience douce du danger. Plus froid mais aussi plus sympathique, C-3PO, maître du calcul qui rappelle à Han Solo que les chances de traverser un champ d’astéroïdes sont de 3 720 à 1 ! « Ne me dis jamais les chances » lui répond-il en même temps qu’il jette une œillade à Leïa. On tombe amoureux sans clause suspensive.
Voilà le vrai dilemme : vivre comme Solo quitte à tomber, comme Prof quitte à se tromper ou Timide, quitte à rater les opportunités que la vie vous offre. Cela réussit à Solo, mais il est bien entouré et la chance en même temps que la Force lui sourient. Ce sont ses assurances à lui. Pour les autres, tous les autres, vous y compris et moi en premier, nous aimons bien avancer avec une ceinture au volant.
Allianz Direct est là pour cela avec ses spécificités, celle de tenter une expérience full digitale même en cas de pépin. Elle est la petite pousse d’un Groupe mondial que l’on ne présente plus et qui pèse pour un peu moins de 200Md€ de CA dans le monde. Allianz Direct est une pépite au milieu de géants.
Vous trouverez Allianz Direct sous le nom Luko. La première racheta la seconde quelques semaines après son lancement en France.
Je n’ai pas retrouvé l’origine du nom de la société. Même mon Chat n’a pas la réponse. Luko me fait fait penser à un Jedi bien connu. Luc marche avec deux k dans l’espace. Peut-être Raphaël Vullierme et Benoît Bourdel fondateurs de Luko avaient-ils pensé à Lukko avec deux k et s’étaient-ils ravisés par mesure de simplicité. La simplicité d’usage est aussi au cœur de l’ADN de l’expérience que veut offrir Allianz Direct à ses clients. Ce serait donc Luko by Allianz Direct et non pas Lukko. Peut-être. Luc agit d’instinct, parfois imprudemment, surtout dans les premiers épisodes de la saga. La Guerre des Etoiles est un rite de passage au monde adulte pour son héros principal.
L’assurance est aussi cela. Un rite de passage, celui de devenir adulte et responsable. Et tant pis pour Han Solo qui prend tous les risques sans les mesurer. Il y en a tout de même une que cela a séduit.
Martin
Un édito signé Martin Videlaine
Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.
BlueBirds sponsorise Histoires d’Entreprises.
Le podcast de la semaine
Fanny Limare-Wolf, Directrice Générale d’Allianz Direct France
Allianz Direct France
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