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De nos ETI familiales

Il faut s’imaginer un peu la vie d’Aurélie que j’interviewe cette semaine avant qu’elle ne prenne la direction de la société créée par son père Philippe. Aurélie n’entre pas dans une telle confidence lors de notre rencontre. Mais un peu d’imagination suffit. 

Quand son père crée Partnaire, elle sait marcher depuis peu. Elle grandit vite puis rejoint l’école. Le soir autour de la table, son père s’intéresse à ses professeurs de classe, à ses copains et copines, à tout ce qui fait le quotidien d’une enfant. Il raconte aussi ses histoires à lui, les agences qu’il lance, les sociétés qu’il rachète. Au début, elle ne doit pas comprendre ou si peu et regarde son père comme tous les enfants ou presque regardent leur père : en héros. 

Et puis la jeune fille devient adolescente. Vers 10 ou 11 ans, les filles font descendre leur père du piédestal sur lequel elles l’avaient hissé à leur naissance, je sais de quoi je parle. (Les garçons leur emboîtent le pas quelques mois plus tard. Si donc vous n’aviez pas encore touché terre vous voilà la tête dans la boue, je m’adresse ici aux pères !) J’ai eu la chance d’avoir des adolescents adorables, j’aime à penser qu’Aurélie fut aussi sympathique avec son père que mes enfants le furent avec moi au moment délicat où ils quittent l’enfance pour devenir adulte. Devenue jeune femme, ce qui était plus ou moins abscond pour elle s’éclaire en même temps que les années défilent. Alors que l’histoire de Partnaire s’écrit toujours à l’encre du père, Aurélie, son frère et sa sœur ont dû se dire pendant un temps « Notre père travaille comme tous les autres, c’est seulement que son travail est un peu différent. Tout cela, au fond, est somme toute assez normal.»

Est-ce un jour lors de l’un de ces dîners que soudainement la vérité est apparue éclatante et belle et qu’Aurélie s’est écriée intérieurement ? « Ce que fait papa est fou ! ». Ou bien le processus d’une telle prise de conscience a-t-il été lent sans que la vérité n’apparaisse soudainement. Est-ce seulement histoire après histoire à table, en voiture vers les vacances et ailleurs encore que le paysage imaginaire que se faisait Aurélie de Partnaire s’est dévoilé un peu plus chaque jour en révélant l’étendue de l’entreprise réalisée par son père? Cela non plus Aurélie ne le dit pas. 

Vous l’aurez compris, il y a une forme de pudeur chez Aurélie qui m’a beaucoup plu. Et quand cette pudeur se double d’une simplicité désarmante, il y a de quoi être séduit. La mère est la grande absente de cet interview. Là, c’est moi qui suis resté pudique, je n’ai pas évoqué le sujet. 

36 ans de travail et boom, 600M€ de Chiffre d’Affaires. 

Partnaire est devenue une Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) spécialisée dans les Ressources Humaines. Reconnaissons que l’expression n’est pas super glamour pour désigner une entreprise en chemin pour devenir un grand groupe. Il lui faudra encore quelques centaines de millions d’Euros de Chiffres d’Affaires ou au bilan pour le devenir. C’est peut-être pour ajouter un peu de gloss au mot ETI que notre Président de la République a lancé ces derniers jours le programme ETIncelles visant à démultiplier leur nombre dans le pays. J’aime bien le mot « ETIncelle ». Je me suis demandé si nous pourrions le conserver pour désigner une ETI à l’avenir. C’est plus sympathique, plus positif. Mais le problème avec les étincelles, c’est leur durée de vie ! Je n’ai pas mieux que « ETI » pour désigner une ETI.

M. Gobinet, vous pouvez être fier. Toute votre famille peut être fière. Aurélie, vous qui prenez la main sur le travail d’une vie, celui de votre père et de toutes celles et ceux qui l’ont accompagné, je vous souhaite de porter plus haut encore la société. Je vous souhaite de vous y épanouir. 

Et je vous souhaite d’inspirer toutes celles et ceux qui nous lisent ici. Nous n’avons pas tous la capacité de diriger une ETI comme Partnaire, mais nous pouvons tous être capitaine de notre vie. Et ce n’est déjà pas une mince affaire! 

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

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Aurélie Gobinet Gmuender, Présidente du directoire

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