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En passant par Harvard

Stanislas de Rémur est un bel homme.

C’est ce qui frappe quand on observe sa photo. C’est ce qui frappe aussi quand on le rencontre pour la première fois. C’était mon cas il y a quelques semaines pour l’épisode du jour.

Stanislas est aussi accessoirement entrepreneur à succès. Il a créé et dirige Oodrive. Sa société propose une suite collaborative certifiée SecNumCloud. Son combat à elle, c’est l’inviolabilité des données qu’elle stocke et que ses clients échangent. Son avenir, c’est la souveraineté numérique européenne.

Dans la première version de ce papier dormant désormais dans ma poubelle électronique, je vous racontais les tenants et les aboutissants de notre souveraineté en matière de données. Mais vous les lisez déjà ces textes dans votre quotidien économique. Et même en tentant de les saler à la sauce d’un repas dominical, j’ai bien dû admettre que le sujet manquait de saveur. Parler de beauté est plus glissant, mais je m’y risque. C’est plus drôle et plus rare.

Nous avons tous notre définition de ce qui fait la beauté masculine ou féminine, celle faite de traits, de couleurs, d’habits, de maquillage, de parfum. Surtout, on nous a appris à ne pas y attacher d’importance dans le monde de l’entreprise. Pourtant, le monde étant ce qu’il est, les hommes et les femmes étant ce qu’ils sont, consciemment ou inconsciemment, nous observons notre interlocuteur.

C’est d’abord le visage que nous regardons tous. Une étude de Princeton University publiée dans la revue Psychological Science démontre comment nous nous faisons un premier jugement de notre interlocuteur après les 100 (cent) premières millisecondes de notre rencontre. Notre évaluation de son attractivité, de son amabilité, de la confiance que nous plaçons en lui, de sa compétence et enfin de son agressivité après un dixième de seconde est fortement corrélée à la même évaluation sans contrainte de temps. La psychologie est une science que j’ai trop longtemps négligée dans le monde des affaires. Je suis en train de corriger cela avec Steven Bartlett.

Les petites variations de tenue, surtout chez les hommes dont les codes vestimentaires en affaires sont plus standardisés, modifient notablement la perception que nous nous faisons de lui. C’est raconté dans une étude de l’Université de Hertforshire. Là, c’est moins une surprise, en tous cas pour moi. Stanislas est arrivé en col roulé pour notre entretien. C’est suffisamment rare pour être souligné. 

Viennent ensuite la poignée de main puis la « thin slice ». Le ton, le débit, la clarté de voix, le langage corporel, qui ne sont peut-être pas a priori des attributs de beauté – quoi que, la voix est une arme de séduction qui me fait vous dire que j’écoute davantage les chanteuses que les chanteurs – comptent beaucoup aussi dans les premières impressions que nous laissons à notre interlocuteur. Là, c’est une étude de Harvard University que je vous propose. Ce thème est très documenté.

Je découvre pour écrire ces lignes l’American Psychological Association qui décidément est une mine d’or. La page d’accueil du moment se demande « What happens in your brain when you’re in love ?»  Amateurs curieux, allez jeter un oeil !

Visage, tenue, poignée de main et langage non verbal, voilà en substance ce que nous regardons dans une première rencontre business et voici aussi le regard que portent sur nous nos interlocuteurs quand ils nous rencontrent.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que nos biais conduisent à évaluer différemment un homme ou une femme selon son apparence. Attention, accrochez vos ceintures, les lignes qui suivent ne vont pas plaire à tout le monde, et sûrement pas aux femmes.

Une étude particulièrement citée de 2014 co-éditée par Harvard Business University, Wharton School, le MIT, Cambridge et d’autres encore démontre que les investisseurs préfèrent les pitchs présentés par des hommes. Sur le marché du prêt, c’est pire nous dit une étude d’Oxford University intitulée « When beauty doesn’t pay« . Non seulement les femmes ont plus de mal à obtenir un prêt business, mais les femmes plus attractives ont moins de chances encore d’obtenir le même prêt.

Mieux vaut être beau pour avoir une belle carrière nous dit aussi l’American Economic Review dans un papier qui date de 1994. On pourrait se dire que l’étude est vieille donc obsolète. Le Journal of Economics and Business éditait en 2023 les résultats d’une analyse sur la rémunération globale des CEO dans le secteur bancaire aux US. Résultat : “The total compensation of above-average looking bank CEOs is about 24% higher than the compensation of CEOs with below-average looks.” Comme nos amis américains ont bon dos en ce moment, gageons que cette étrangeté n’ait pas traversé l’Atlantique. A observer arriver en juin prochain la transposition de la directive (UE) 2023/970 sur la transparence salariale, j’ai quelques doutes…

Stanislas ne doit sa réussite qu’à lui-même, ses associés et les aventuriers qui les ont suivis. N’allez pas croire qu’il doit son succès à un physique digne de James Bond. Dans la réussite de Oodrive passée par des moments pas drôles du tout, il y a un savant mélange de vision, de travail, de compétences, de courage, d’abnégation et d’autres choses encore qu’aucune planche de surf n’apportera jamais.

N’empêche. Stanislas a le visage d’un surfeur qui a écumé les océans pour parfaire sa glisse. Sa tenue est soignée, sa poignée ferme est celle d’un homme qui va bien sans trop en faire. Il a la posture de celui qui a réussi et qui sait que la performance passée n’augure rien de la performance future. On se sent tout de suite bien avec Stanislas.

Il est beau Stanislas.

Et puis il est entrepreneur à succès.

Et puis il s’implique dans la renaissance du numérique européen, pas seulement avec Oodrive.

Et puis il est père de famille aimé et aimant.

Et puis il a plein de copains.

Il est en pleine santé.

Stanislas en rendrait jaloux plus d’un et ferait tourner la tête de quelques-unes, peut-être même de quelques-uns! Madame de Rémur, vous êtes bien chanceuse. Et comme il a été démontré que dans les couples qui durent le pouvoir de séduction est globalement équilibré, voilà qui me fait te dire Stanislas que tu as bien de la chance aussi.

Stanislas « kiffe sa life » de chef d’entreprise dirait Caroline Poissonnier qui lançait cette semaine #LeaderKiffNous l’avons interviewée il y a quelques temps maintenant. Je la suis, nous nous revoyons. J’étais cette semaine en bord de Seine pour son lancement.

Continuant de m’interroger sur le regard porté par les femmes sur les hommes et réciproquement, me focalisant davantage sur le premier parce que j’en sais déjà assez sur le second, j’ai fait une nouvelle découverte.

Je pensais qu’après s’être attardées sur le visage, les yeux, le sourire, les femmes regardaient les mains des hommes. J’avais tort. Nul besoin d’être beau pour réussir en entreprise, n’ayez crainte messieurs.

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

BlueBirds sponsorise Histoires d’Entreprises.

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