Ce podcast est sponsorisé par BlueBirds

Logo sponsor Bluebirds   AccueilContact

Ah que la vie est belle

Cet edito n’échappera pas à la règle. La musique que j’écoute influence ses mots. 

La musique ne me quitte que lorsque j’y suis forcé. Spotify m’indiquait Noël dernier que je faisais partie des 25% à écouter le plus la plateforme. Mon épouse m’a donné la force de me lancer dans l’entrepreneuriat. La musique celle de continuer. Les deux sont d’ailleurs toujours là, dans les grands moments comme dans les moins glorieux. La musique est avec moi quand l’hiver je pars de nuit vers le RER et les visios. Elle était aussi là quand les feuilles se mettaient à tomber, que l’été nous chauffait et plus tôt encore quand les bourgeons devenaient fleurs. Elle m’enveloppe, là, maintenant, tout de suite, alors que le soleil commence à décliner et que cet edito partira dans quelques heures.

La musique me réconcilie avec la vie. Elle me fait la voir du bon côté. 

Dans ces jours un peu plus sombres où la lumière a de la peine à percer les nuages et mon humeur, elle a une fâcheuse tendance à les rendre un peu plus noirs. Je ne lui en veux pas pour autant. La musique me réconcilie avec la vie certes, mais la musique c’est aussi la vie. Cette musique contemporaine, c’est aussi celle d’une nouvelle Amérique qui me fait peur alors que la précédente nous avait déjà fait si mal, l’alliance de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord contre une nation européenne, une Europe immobile subissant son destin comme dans un mauvais repeat du XXème siècle, la barbarie des hommes empêchant les femmes de parler à l’autre bout du monde, la haine israélo-palestinienne s’exportant jusque dans nos capitales et le monde entier qui s’arme.

Si l’on m’avait dit. Si l’on m’avait dit que le XXIème siècle partirait en sucette et si vite, je ne l’aurais pas cru. Je n’étais pas prêt. Je m’appuie sur la musique comme avec une béquille. Je me sens plus fort avec elle. L’air est plus léger. La vie est plus belle.

Zaho de Sagazan

Ah que la vie est belle me susurre Zaho de Sagazan. Ecouter cette jeune femme chanter l’amour des corps et du cœur me fait sourire au ciel en train de s’habiller de jaune, de rose et d’orange. Il faut avoir 20 ans pour regarder l’avenir comme j’observe le ciel se coucher et vous le vôtre se lever. Je ne veux en aucun cas avoir 20 ans tous les jours. Je ne souhaite pas davantage faire partie de ces vieux cons qui broient du noir à se dire que c’était mieux avant. Vous aurez pourtant beaucoup de mal à me convaincre que notre planète va mieux aujourd’hui qu’hier. L’exemple de l’environnement devrait suffire à la démonstration même s’il n’y a rien de mathématique à une démonstration par l’exemple. Le monde va plus mal aujourd’hui qu’il n’allait dans de nombreux domaines et mon humeur maussade ce soir n’est en rien responsable de cela. Non, ce n’était pas mieux avant, mais tout ne va pas mieux aujourd’hui pour autant. En prendre conscience, c’est déjà vouloir changer le monde pour qu’il tourne dans le bon sens.

Julien Doré et Sharon Stone

Ce n’est pas le spleen des Sunlights des tropiques version Julien Doré qui aidera à changer cette humeur. 

Son duo qui suit avec Sharon Stone dans une interprétation de Paroles Parolesme redonne lui du baume au cœur. Ah le coquin, il a réussi à monter un duo avec Sharon Stone. Chapeau. Ce binôme me réconcilie avec l’Amérique. N’en déplaise à un croisé de jambe qui rendit l’actrice célèbre – on a connu façon plus romantique pour devenir connue -, Sharon Stone incarne à sa façon une certaine idée de la femme américaine. Dans l’imaginaire du jeune homme encore mineur que j’étais en 1992 au moment où Basic Instinct sortit sur le grand écran, Sharon Stone contribua à façonner l’image que je me fais de la femme fatale. Belle, insaisissable, sûre d’elle-même. Trop vulgaire aussi à mon goût pour détrôner mes égéries mais suffisamment intriguante pour jalouser un peu Julien Doré. Encore aujourd’hui, je ferais volontiers l’effort d’apprendre à chanter Dalida pour partager un plat de pâtes avec Sharon Stone entre deux prises de son. Que me dirait-elle ? Que lui dirais-je ? Je lui proposerais volontiers de se resservir entre deux bouchées, mais je serais tout de même bien ennuyé de remplir l’espace nous séparant. Et n’allez pas m’opposer que de simples pâtes sont insultantes, je m’en voudrais qu’elle se fasse des idées. 

Isaac Delusion

Everyone is dreaming six hours a day me chante maintenant Isaac Delusion. C’est vrai, il faut bien rêver un peu même si six heures par jour me paraît un peu excessif. Imaginer partager un plat de pâtes avec Sharon Stone ne me fait pas rêver. Il ne relève pas non plus du délire total. Un peu plus et je pourrais commencer à y croire. Si j’allais lui dire coucou sur Insta? Si je me mettais en recherche de l’agent de Julien Doré? Lui doit bien avoir le 06 de Sharon. Elle sera d’accord pour le partager avec moi, aucun doute. Au pire, je ferai la connaissance de Julien Doré et j’en serai très heureux. Julien Doré n’a pas le charme de l’actrice. Il est plus petit aussi. Surtout il chante bien.

La musique me réconciliera toujours avec la vie, je le sais aujourd’hui. Vous, ce sera peut-être d’embrasser votre fils ou votre petite-fille. Voir le soleil se lever, l’accompagner quand il se couche. Sentir votre café avant que n’en avaliez la première gorgée. Vous rappeler les éclats de rire de la veille en finissant de ranger la cuisine du dîner hier où vous accueilliez quelques amis. Lire, écrire, chanter, jouer, marcher, courir. Faire l’amour. Refaire l’amour. Regarder ces vieilles photos que vous avez enfin pris la peine d’imprimer. Voir votre nom apparaître dans les journaux tout en vous rappelant que l’encre n’aura pas encore séché que le monde aura déjà fait un nouveau tour sur lui-même. (Etait-ce bien utile ces lignes ou simplement de la vanité ?). Voyager version ESTL.Faire le tour du monde à la voile, à pied, en vélo ou en bus en famille. Revoir votre mère, votre père. Respirer. Prier.

Vous, ce sera peut-être l’art en général comme moi c’est la musique.

Dans l’épisode du jour, Frédéric Jousset nous raconte son projet Art Explora. 

La vie de Frédéric a déjà été bien remplie. Il créa Webhelp qu’il revendit après en avoir fait une société mondiale. Il gravit l’Everest avant de rendre son tablier. Tout le monde n’a pas été entrepreneur à succès. Tout le monde n’a pas gravi le toit du monde. Il faut être un peu différent du reste de l’humanité pour accomplir ce que Frédéric avait déjà accompli quand il se lança dans Art Eplora. Vous ne perdrez pas votre temps à porter votre attention sur Frédéric depuis qu’il a décidé de consacrer son énergie, son argent et son temps à un projet pour faciliter l’accès à l’art. C’est l’ambition d’Art Explora.

J’étais à Casablanca quand le bateau-musée qu’il a fait construire faisait étape à Tanger. J’aurais du mal à vous décrire l’enthousiasme qu’il avait soulevé alors que son bateau mouillait en Méditerranée à plusieurs centaines de kilomètres de mon équipe marocaine. Frédéric m’indique dans l’épisode du jour que 100 000 visiteurs avaient fait le déplacement à ce moment-là.

Si la musique ne vous émeut pas comme elle me remue les tripes, ce sera peut-être le théâtre, le cinéma, la sculpture, la peinture ou encore la littérature.

Ecoutez Frédéric, il nous raconte son projet et comment l’art peut aider à sauver un peu le monde. Il en a bien besoin.

Martin

Un édito signé Martin Videlaine

Je m’appelle Martin Videlaine. J’ai créé et dirige BlueBirds. Nous proposons les services de 6 000 indépendants à haute valeur ajoutée, consultants freelances, managers de transition et experts en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.

BlueBirds sponsorise Histoires d’Entreprises.

logo bluebirds

Le podcast de la semaine

Fréderic Jousset, Président

Art Explora

Écouter l’épisode

Ah que la vie est belle, quand la musique répare